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Baba Yaga, de Christine Palluy et Marie Desbons

 

Afficher l'image d'origineLa jeune Anouska est orpheline de mère. Depuis que son père s’est remarié, sa nouvelle épouse rêve de la voir disparaître. Un jour qu’elles sont seules, celle-ci demande à Anouska d’apporter à sa soeur, qui vit dans la forêt, une aiguille et une bobine de fil… Or, la soeur n’est autre que la terrible sorcière Baba Yaga ! En chemin, Anouska s’arrête chez sa tante qui va lui donner quelques conseils pour affronter cette épreuve.

Ayant fait des études de russe, j’ai été particulièrement heureuse de lire une nouvelle version de ce conte dont le personnage principal, Baba Yaga, est  très important, incontournable,  des contes et de la mythologie russe. Ses caractéristiques sont sa petite isba (maison de campagne russe) sur pilotis qui ne sont rien d’autres que des pattes de poules, sa clôture en ossements humains et son mortier dans lequel elle voyage. Elle est réputée pour manger des êtres humains, en particulier des enfants. En Russie, on menace d’ailleurs les enfants qui refusent de manger ou ne finissent pas leur assiette d’appeler Baba Yaga : « Si tu ne manges pas, elle te mangera ! »

Une première de couverture particulièrement attrayante, qui fait peur à souhait malgré ses couleurs vives mais qui peut effrayer les enfants jeunes à qui s’adresse l’ouvrage (proposé de 4 à 7 ans par l’éditeur, j’en suggère même la lecture jusqu’à 10 ans, d’autant que le programme de français de 6ème – enfin celui de la rentrée 2016, je n’ai pas vérifié- en fait mention). Les illustrations sont très riches et permettent également une exploitation pédagogique. L’univers russe est très marqué, en particulier dans les intérieurs de maison, les vêtements. La fillette va réussir à s’échapper grâce à sa générosité envers l’entourage de Baba Yaga (la servante, le chat, le chien, le bouleau) et une course poursuite effrénée va commencer  qui tient en haleine le lecteur. Un album très  réussi dont vous pourrez retrouver la chronique également sur Le Coin lecture d’Arsène (le blog pour les ados de 10 à 15 ans) le 09 juin !

A noter : balluchon (avec deux l) es une variante vieillie de baluchon (avec un l), forme que l’on est plus habituée à rencontrer… Ce n’est pas une faute d’orthographe du texte !

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Un grand cerf, de Virginie Guérin

Afficher l'image d'origineTous les enfants connaissent, dès leur plus jeune âge la comptine : « Dans sa maison, un grand cerf »…Ce livre permet de la mettre en image. On peut toucher le poil et les bois du cerf, la queue du lapin, ouvrir la porte du cerf pour le faire entrer… et voir le chasseur s’enfuir, apeuré par un essaim d’abeilles.  Un livre à toucher de la collection « Contes et comptines à toucher » de chez Milan jeunesse qui plait énormément aux plus petits. On peut raconter l’histoire en chantant, ou en lisant, au choix !

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Hiboux, poissons, souris et Cie, de Georgio Vanetti

Afficher l'image d'origineDes yeux en creux qui rétrécissent au fur et à mesure que l’on tourne les pages et qui présentent différents animaux. Solide, coloré et ludique de la collection Percimages de chez Nathan – ma petite fille de deux ans adore le regarder et le manipuler. (il paraît que d’autres titres de cette collection sont mieux que celui-ci, mais c’est celui que je possède et que je connais).

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Les doigts rouges, Marc Villard

Afficher l'image d'origineC’est la fin des vacances d’été dans le Sud de la France.

Ricky et Georges deux frères et leur soeur Sophie passent leur dernière semaine de vacances sans leurs parents dans la villa familiale. La disparition d’un ami vient perturber Ricky, le petit frère.

Certains évènements l’amènent à soupçonner son grand frère d’être un meurtrier.

Une bonne entrée dans le monde du polar, intrigue, suspense et suspicion. Un roman court qui se lit très facilement. Etudié en classe dès le Ce2 avec un bon retour des élèves.

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Le p’tit bonhomme des bois, de Pierre Delye

Une histoire à structure répétitive qui passionne les enfants de 2 à 6 ans ! Qui va manger le p’tit bonhomme des bois, suivi par le blaireau, lui même suivi par le renard, lui même suivi par le loup, etc, etc, etc, etc… « Et voilà le blaireau qui suit le p’tit bonhomme des bois. Et le p’tit bonhomme des bois ? Il suit le chemin et ses pensées ».

La tension monte, monte, monte auprès de l’auditoire au fil des pages… Mais pas d’inquiétude, lorsqu’on est un p’tit bonhomme des bois « tête en l’air et espiègle », on finit par s’en sortir… Comment ? Il vous suffit de lire cette merveilleuse histoire comme en sait si bien raconter Pierre Delye. Les illustrations apportent  tout le relief à ce récit initiatique : faites en collages de cartons peints et autres objets de récupération. En bas de pages, comme des hiéroglyphes, le schéma de cette poursuite dans les bois, chaque personnage étant représenté par un signe.

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Au secours, voilà le loup, de Cédric Ramadier

Afficher l'image d'origineVoilà un livre cartonné  participatif qui plait beaucoup aux enfants dès le premier âge ! Pour échapper au loup, il faut tourner et retourner le livre dans tous les sens, le secouer pour que le loup tombe de sa branche… Mais va-t-on vraiment lui échapper ? Idéal pour dédramatiser la peur du loup et passer un moment de connivence rigolo avec son enfant.

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Sans le A, l’anti-abécédaire, de Michaël Escoffier

Sans le A, la carotte fait crotte, sans le H, les chouettes ont des couettes ! Ou comment, lorsqu’une lettre manque, le sens du mot change. Un album ludique au design rétro et aux illustrations riches en détails. Le concept simple fait de la langue un jeu, plus ou moins réussi selon les exemples, mais souvent rigolo pour les lecteurs débutants.